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Garagistes : comment se protéger contre les risques chimiques ?

Garagistes : comment se protéger contre les risques chimiques ?

Comme leur métier les contraint en permanence à être en contact avec des produits toxiques comme des carburants, huiles, solvants et gaz d’échappement, les garagistes doivent faire en sorte de sauvegarder leur santé. Pour ce faire, ils doivent respecter les mesures de prévention légales.

Les risques du métier de garagiste relatifs aux produits chimiques

Outre les risques physiques liés aux manutentions, postures ou chutes auxquels sont confrontés les garagistes dans l’exercice de leur profession, ils sont aussi susceptibles de contracter des maladies inhérentes. C’est le cas pour les toxicités émanant du contact cutané ou de l’inhalation de produits d’hydrocarbures et de leurs dérivés. Ces risques peuvent toutefois être limités grâce à certains dispositifs, dont l’usage d’un absorbant hydrocarbure hydrophobe en cas de fuites.

Les carburants et les gaz d’échappement

Les premiers dangers proviennent des vapeurs de carburant et des gaz d’échappement dont les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP ont des répercussions négatives sur le système nerveux. Ceux-ci font apparaître des maux de tête, des vertiges, des convulsions ou encore des affections gastro-intestinales, etc. Inhaler longuement une trop forte concentration de benzène cancérigène peut ainsi engendrer de graves troubles de la composition sanguine et de la moelle osseuse.

Les huiles minérales

Il en est de même pour les huiles minérales comme les huiles de vidange et les graisses qui contiennent aussi des HAP à l’origine d’irritations et d’allergies de la peau. Certains, comme le benzopyrène sont en effet cancérigènes et peuvent entraîner des eczémas, des dermatoses, des démangeaisons, des fissures et desquamations, et ce qu’on appelle une acné professionnelle.

Les solvants de dégraissage

Les solvants dont les garagistes se servent pour nettoyer à froid manuellement ou de manière automatique les pièces mécaniques sont aussi toxiques. Contenant entre autres du toluène, du xylène, du trichloréthylène, ils peuvent intoxiquer le système nerveux et le cœur. S’ils se trouvent souvent en contact avec la peau, ils sont aussi susceptibles de provoquer un dessèchement cutané, favorable à l’apparition de dermatoses.

 

Les fibres réfractaires

Même si les freins, embrayages, joints de culasse, échappements et autres éléments sont désormais fabriqués à partir de fibres céramiques réfractaires, ils sont toujours suspectés de contenir des substances cancérigènes. En effet, leurs poussières peuvent entraîner des irritations cutanées comme de la dermatite et provoquer de l’asthme ou d’autres maladies chroniques du système respiratoire.

Les peintures

Ne parlons plus des poussières des anciennes peintures qui proviennent du ponçage ou du décapage des carrosseries de voitures à réparer. Même si elles se composent désormais de produits moins dangereux, elles présentent toujours des risques d’allergies pour la peau et les voies respiratoires. De l’asthme et diverses irritations des yeux et de la peau peuvent en résulter.

Les fumées de soudures

Les fumées provenant des soudures ne sont pas en reste en matière d’émission de gaz, de vapeur et de particules nocives pour la santé des garagistes. Elles sont aussi responsables des maladies respiratoires aiguës ou chroniques dans cette profession, parmi lesquelles nous pouvons citer la toux, la dyspnée combinée à une hyperactivité bronchique, la sidérose, l’asthme, les broncho-pneumopathies chroniques…

Autres

Les composants des produits d’entretien comme les liquides de refroidissement, les liquides de frein, les antigels, les nettoyants pour frein ou les aérosols peuvent aussi provoquer des maladies chez les garagistes. C’est pourquoi, pour y pallier et exercer en toute sécurité leur métier, les professionnels en réparation et entretien d’automobile doivent s’organiser et s’équiper des bons matériels protecteurs.

Les mesures de prévention contre ces risques chimiques

Comme il est d’usage dans toute activité mécanique, pour pallier les risques de fuites de produits hydrocarbures, il est nécessaire de mettre en place des mesures de prévention drastiques pour éviter les affections préalablement citées.

La ventilation et le dépoussiérage du garage

En premier lieu, l’aération et le dépoussiérage de l’atelier sont indispensables, dans le but de réduire la propagation des COV et des poussières nocives dans l’air. Cela évite à ces professionnels de les aspirer en permanence, engendrant une baisse de concentration.

Pour cela, la ventilation générale du garage doit se faire via une extraction de l’air effectuée avec un système de collecte utilisant des ventilateurs pour le rejet dans l’atmosphère. Dans un environnement restreint, la compensation de l’air poussiéreux rejeté à l’extérieur doit se faire via des ouvertures déjà existantes ou expressément créées à cet effet. Pour les garages spacieux, l’usage d’une introduction mécanique d’air est nécessaire.

La ventilation locale s’effectue en outre par l’utilisation de systèmes qui captent les gaz et les poussières directement sur leur point d’émission. C’est le cas pour les systèmes d’évacuation de gaz d’échappement équipés de filtres, disposés directement sur les pots d’échappement. Il en est de même pour le plancher aspirant ou l’usage de ponceuses à aspiration intégrée dans l’aire de ponçage. Les filtres de sortie de la cabine de peinture doivent quant à eux être positionnés de manière à aspirer par le bas.

La protection respiratoire

Outre le stockage des produits chimiques à risque du garage dans des armoires ou des locaux spécialement aménagés à cet effet, l’utilisation de protections respiratoires est aussi requise pour se protéger des émanations toxiques. Cela inclut le port de masques adaptés légers et jetables pour les tâches qui produisent des poussières. Protégeant à la fois le nez et la bouche, ces masques doivent être ergonomiques et faciles à porter. On distingue ceux de types FFP2 pour les tâches occasionnelles et les FFP3 pour les émissions de poussières importantes.

La protection cutanée

Le port de gants adaptés est également requis pour éviter le contact direct des produits chimiques toxiques avec la peau. Cela est même obligatoire quand il est indiqué sur son étiquette que le produit comporte des risques de R27, R24, R21, R34 et R35. Il faut donc choisir des gants conçus en nitrile ou fabriqués de manière à s’adapter au type du produit à manipuler. Dans le cas d’utilisation de produits de type non caustique, l’usage de crèmes barrières avant manipulation et de crèmes réparatrices après la manipulation permet de protéger la peau. Se laver les mains au savon est toutefois toujours de mise.

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